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20 ans de Cactus et
d’Aventures
"Ce
qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants, mais
l'indifférence des bons." Martin Luther King
Chers Lecteurs, Lorsque, en 1978, le Président de la République du Botswana, Seretse Khama me demande ce que je souhaiterais voir au Kalahari, je lui réponds : “des diamants.” J’aurais ainsi le privilège d’être l’un des premiers visiteurs de la mine de diamants Jwaneng, alors en construction. 30 ans après, Jwaneng est la mine de diamants la plus riche du monde. Mais il y a un revers à toute médaille : les Bochimans que j’avais rencontré dans le désert ont aujourd’hui pratiquement disparu. Nos “grands-parents génétiques” qui vivaient encore de chasse et de cueillette comme aux temps préhistoriques, ont été condamnés, certains, à deux ans de prison, simplement pour chasser sur LEUR territoire, devenu maintenant une réserve nationale avec des animaux classés CITES. Plus insidieux encore, LEUR territoire de chasse a été “vendu” par l’actuel Gouvernement du Botswana, pour la prospection et l’exploitation diamantifère à la De Beers Company (entre autres). Ils ont donc été purement et simplement “déplacés”, contre leur gré, parfois menacés de mort par les fonctionnaires s’ils refusaient. Parqués dans de véritables camps de concentration (à Ghanzi par ex.), sans autres moyens pour survivre puisqu’ils ne peuvent plus chasser ni cueillir, ils souffrent de faim, de dépendance et désespoir (Selon l’Association humanitaire “Survival”). Un peuple, qui ne demandait rien à personne, même pas le progrès, qui vivait avec l’exemple vivant du développement durable, est délibérément persécuté, chassé, puis abandonné à son triste sort, sans survie possible. Honte sur nous, le monde dit “civilisé”, sur nos gouvernements qui ferment les yeux sur ce nouveau génocide économique. Les compagnies pétrolières, pharmaceutiques, agro-alimentaires et minières mènent le monde à leur guise. Faut-il, parce que nous avons besoin d’elles, fermer les yeux? Pour ma part, à faveur des San, des Gana, Gwi, Bakgalagadi, et autres Bochimans, je continuerai à crier mon désarroi et mon indignation. Joël Lodé, membre IOS www.survivalfrance.org
Le mot du Pr. Théodore MONOD, Membre de l'Institut "...Il
s'agit d'une oeuvre originale, nourrie d'observations personnelles
qu'un voyageur infatigable a recueillies au cours d'une longue
expérience des zones arides ou désertiques.
Joël Lodé est ainsi devenu un de nos meilleurs
spécialistes des pays de la sécheresse et
probablement de leur biologie, car il est avant tout un naturaliste,
connaisseur notoire des Cactacées, famille, à
très peu de choses près spécifique, on
le sait, à l'Amérique... †Théodore Monod
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